4ème jour – d’Arequipa à Puno en bus

Organiser son trajet en bus

Le trajet Arequipa – Puno se fera en bus avec la compagnie Cruz del Sur – il faut compter environ 6h30 de trajet pour un ticket VIP à 30€ par personne.

Avant de partir (voir « les préparatifs ») nous avons acheté les billets par internet directement sur le site http://www.cruzdelsur.com.pe/ 

L’hôtel Tierra Viva Arequipa Plaza a réservé un taxi pour nous amener au terminal terrestre Terrapuerto (avenue Javier Perez de Cuellar) . Voir la carte ici.

15 soles pour 20 minutes de trajet auquel il faut rajouter, comme souvent dans les gares routières du Pérou, quelques soles en plus pour être déposé directement devant l’entrée de la gare.

Comme dans un aéroport, il convient de s’enregistrer et laisser ses bagages les plus volumineux afin qu’ils soient placés en soute, avant de rejoindre une salle d’attente dédiée à la compagnie Cruz del Sur.

A 8h30, le bus part comme prévu. D’ailleurs en 10 jours de voyage au Pérou nous ne connaîtrons aucun retard…

Découverte de l’altiplano en bus

Nous sommes installés très confortablement dans un bus récent avec coussins et possibilité d’incliner son siège façon couchette.

Pourtant malgré cela, ce n’est pas un voyage de tout repos et nous étions bien contents d’arriver.

D’abord les routes sont souvent défoncées et donc même avec un bus confortable, on ressent tout au long du trajet les secousses.

Ensuite, l’altitude (nous passons le col de Crucero Alto à 4528 m ) a provoqué chez moi une sorte de léthargie et des maux de tête.

Nous avions rêvé de l’altiplano, des lamas et des vigognes, de cette nature aride constituée essentiellement d’ichù qui sert de nourriture aux camélidés…

Mais nous nous heurtons à la dure réalité. Cette nature est maintenant polluée par le plastique sous toutes ses formes.

Le long de la route, dans les ravines, sur la voie de chemin de fer…

Et malgré les campagnes de ramassage organisées par les pouvoirs publics, on se demande comment stopper l’hémorragie.

Enfin, la traversée de la ville de Juliaca nous a laissé perplexe. Est-elle aussi dangereuse qu’on le prêtant (classer 3ème ville plus dangereuse après Lima et Trujillo) ?.

Une chose est sûre nous ne nous serions pas attardés : l’enrobé des voies principales est défoncé et à priori en rénovation depuis des années. Il n’est pas terminé sur certains tronçons pourtant très passants et laisse place à de la terre qui se transforme en boue. La circulation est des plus anarchiques. Les chiens errants reniflent la vente de viande presque à même le sol.

Comme souvent au Pérou, les habitations ne sont pas achevées au niveau des étages et de la toiture afin de ne pas payer de taxe. Sauf que dans cette ville, où les jardins publics sont laissés à l’abandon, cela renvoi une image assez hostile…

Enfin, une très grande partie des déchets quotidiens produits par la ville de Juliaca sont déversés dans la rivière qui rejoint le lac Titicaca.

Par contre, une fois Juliaca traversée, l’arrivée sur Puno avec le lac Titicaca en contrebas est très belle.

L’arrivée sur Puno et le lac Titicaca

Le bus s’arrête au terminal terrestre de Puno. voir sur la carte ici

Le taxi envoyé gratuitement par l’hôtel nous dépose en 10 minutes devant le Tierra Viva Puno Plaza.

Idéalement situé en centre ville, mais au calme dans une rue adjacente à la rue principale, nous avons à peine le temps de déposer nos sacs dans la chambre qu’il faut redescendre à l’accueil où nous attend notre guide pour l’expédition demain en kayac sur le lac Titicaca.

C’est autour d’une infusion de Muna que nous faisons connaissance d’Angel d’Andean Ways. Pour plus de renseignements voir « 5ème jour : kayac sur les eaux calmes du lac Titicaca ».

Tranquille et calme comme les péruviens, Angel, qui s’exprime dans un très bon français, nous explique la matinée de demain et prend le temps de  nous accompagner à pieds dans la rue principale de Puno pour nous parler de cette ville dont il est originaire et qu’il connait comme sa poche.

A peine le temps de lui dire « adios y hasta mañana « , que je commence à me sentir vraiment mal.

Puno est quand même situé à 3 800 m.

Direction l’hôtel en catastrophe. Le mal des montagnes – le Soroche – m’a gagnée.

Je vais passer 10 heures au fond d’un lit à divaguer, avec de très fortes nausées, maux de tête et saignements de nez.

A 9 heure le lendemain matin quand notre guide vient nous chercher, je ne suis pas en grande forme, mais je sais que le mal des montagnes est passé.

Aparté sur le mal des montagnes

Comme pour la Turista, il arrive violemment et part d’un coup généralement 10 heures après. Si au bout de 12h l’état ne s’améliore pas,  alors il convient de redescendre en altitude pour éviter l’oedème pulmonaire ou cérébral .

En prévention :

  • accorder à l’organisme le temps nécessaire pour s’accoutumer à une altitude plus élevée : prévoir dans son circuit une progression régulière de l’altimétrie des points d’étapes et dormir au moins 2 nuits au même endroit,
  • beaucoup s’hydrater, ne pas boire de l’alcool,
  • ralentir le rythme, la cadence,
  • prendre de l’homéopathie COCA 5CH, boire des infusions de maté coca (après 16h préférez une infusion de Muna) et du Coca Cola

Mais dans mon cas, même avec ces précautions, le mal des montagnes s’est installé.

Et j’ai été soulagée essentiellement par deux choses :

  • de l’oxygène en bouteille à respirer – tous les hôtels et les bus en sont équipés –
  • et du repos, allonger dans le noir pendant 10 heures

Mais ça valait la peine de s’accrocher en prévision de la magnifique journée qui nous attendait le lendemain.

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